Archive for the ‘Non classé’ Category


Le 1 Septembre 1915 au
soir parti de Concevreux à
9h du soir passé par tra-
versé le canal de la marne,
l’Aisne, et cantonné à la
belle étoile au milieu d’un
champ arrivé à 11h
Le 2 Sept 1915 passé la
journée dans le bois, la
nuit sommes allés faire des
tranchées en avant de pre
mière lignes à 300m
des boches.
Le 3 Sept idem

Le 12 Sept parti du canton
nement allé faire des tran
chées comme au paravant
le matin à 4h relevés le
112eme en première ligne.
Le 13 Sept dans les tranchées.
Le 14 Sept pris la garde au
petit-poste jusqu’au soir 8h

La construction des tranchées

Au niveau du secteur dévolu au 55eme ( voir la carte google ) les lignes allemandes sont situées à 700 m, distance bien trop grande pour tenter une attaque. Tout le régiment est employé à de lourds travaux de creusement de tranchées en vue de se rapprocher à 150 m des lignes ennemies, distance « convenable » ( JMO de la brigade ) pour pouvoir lancer une attaque. Même si la distance est grande avec l’ennemi, la situation des hommes n’en est pas moins dangereuse, des tir d’artillerie de réglage font quelques pertes parmi les travailleurs. On note dans le journal de marche de la brigade que ces travaux sont méticuleusement préparés, jusqua l’accrochage des fils téléphoniques le long des tranchées.

Presque tous les soirs pendant 10 jours , les compagnies du 3e Bataillon du 55e sont envoyées du bois Beau-Marrais ou il bivouaque vers les premières lignes ou elles réalisent tous ces travaux .

Le petit poste

Gustave SAGNES dit prendre la garde au petit poste de son secteur le 14 jusqu’à 8h du soir, or , dans le JMO du régiment le commandant note que vers 1h30 ( du matin ) un petit poste est attaqué et magrés un tué et quatre blessés il refoule l’attaque. Il n’y a pas d’annotation particulière dans le carnet sur un tel événement.

Guillaume Apollinaire

Ce secteur est situé à environ 500m à gauche de l’emplacement ou sera blessé Guillaume Apollinaire par un éclat d’obus à la tempe en 1916. Blessure jamais guérie qui, avec la grippe espagnole, causera sa mort en 1918.

SHDGR__GR_26_N_547__002__0021__T-plan-craonesource :http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

Le 22 Août Dimanche idem
Le 23 lundi passé journée à
Haramont (aisne)
Le 24 Août idem
Le 25 Août idem
Le 26 Août idem le matin
allé au tir à 700m au dela
de Villers-Cotterets arrivés
mangé la soupe à 12h
Le 27 Aout 1915
Le 28 Aout 1915 parti à
1h du matin de Haramont
passé par Villers-Cotterets,
Fleury,Corcy, St Rémy
Blanzy, Grand-Rozoy,
arrivé à Cramaille (aisne)
à 2h du Tantôt après
avoir bouffé 30 Kilom
Cantonné la journée du
29 Août.
Le 30 Août reparti à 4h
du matin passé par
Mareuil-en-Dôle,Chery-
Chartreuve, Fismes, arrivé à
Courlandon à 4h du tantôt
après avoir bouffé 25 Kilom.
Le 31 septembre Août parti
de Courlandon à 7h du
soir passé par Romain
arrivé à Concevreux à
11h du soir apres avoir
fait 12 Kilom.

un « Taube »
Le 22 août un « Taube », un avion d’observation/bombardement biplace allemand survole la ville, et lâche 2 bombes près de la gare blessant le Sergent vaguemestre Rieubon du 55eme.

Notes du JMO :

D’apres le JMO de la 251e Brigade, tous les régiments sont mis à l’entrainement dans leurs cantonnements respectifs. Il semble que l’état major ai pris conscience que la mobilité des unités sur le terrain était devenue moins importante que sa capacité à résister sur ses positions. Les hommes sont donc entrainés d’une part à marcher avec tout leur équipement pour les préparer à rejoindre des positions où il devront rester plus longtemps et réaliser des travaux de constructions défensives exténuants, d’autre part ils sont entrainés au tir à courte portée ( 200 m ) ce qui correspond à la profondeur de champ maximum entre les positions fortifiées françaises et allemandes. Chaque commandant de régiment reçoit l’ordre de trouver ces champ de tir pour l’exercice à proximité des cantonnements. La guerre de mouvement est bien finie.

Le régiment parcours donc plus de 70 km en trois jours de marche ( forcée ) avec tout l’équipement.

Craônne

Le secteur où est envoyé le régiment est situé au sud-est de Craônne, un endroit plustôt « calme » car les tranchées allemandes et françaises sont très éloignées ( 500m à 1 Km ). Mais ce secteur de Craônne deviendra par la suite tristement célèbre, les troupes française seront envoyées juste au nord de Craônne pour prendre un chemin au sommet d’une pente abrupte truffée de défenseurs allemands, le « Chemin des dames » .

Le 5 août fait des
tranchées dans la forêt
Le 6 août idem
Le 7 août idem
Le 8 août Descendu aux
barraquements Monhoven
Le 9 idem
Le 10 idem parti de bar
raquements à 12 h du
matin passé par Le Claon
Neufour, Les Islettes,
La Controlerie, et Futeau
ou nous avons cantonné
nous avons traversé tout
ces patelin au soir (..)
Le 11 août idem
Le 12 août idem
Le 13 août parti à 4h du
soir en Automobiles passé
par Rieucourts,Givry -
en-Argonne et arrivé
à 7h au Chatelet(Marne)
ou nous avons Cantonné
Le 14 Août idem
Le 15 Août idem
Le 16 Août idem
Le 17 Août idem
Le 18 Août idem
Le 19 Août idem
Le 20 Août à 9h du soir em
barqué à la gare de Sommeille
(Meuse) passé par Chalons-s-Marne
Epernay,La Ferté-sous-Jouarre,
Meaux,Ebly,Lagny,Chougny
Pomponne,Chelles,Bondy,Le
Bouget à 5k de Paris, Blanc-
Mesnil,Drancy,Sevran, Lury
Vert-Gallant, Villeparissis
Mitry, Claye arrivé à la gare
de Villers-Cotterêts à 1h
du tantôt ou de là nous
sommes allés contonné à
4 Kilom de là au patelin sur
nommé Haramont dans
l’Aisne le 21 Août.

Monhoven

Il m’a été très difficile de retrouver l’emplacement de ce camp. Certes il devait être dans le secteur du Claon mais sa position exacte n’était mentionnée nulle part. Cependant, au hasard d’une recherche sur google, dans un autre carnet de guerre, ces baraquement étaient mentionnés, ainsi que d’autres près d’un carrefour, à la croix de pierre, lieu mentionné sur les cartes ign.

Image0009aLe 24 Juillet passé la
journée en première ligne
vers 8h du matin il se pro
duisit un combat acharné
de pétards, bombes et
grenades, suivi de bom
bardement ou fut tué
ensevelis 3 soldats, Romain
Séguy et Chennes, mon
caporal fut blèssé, ainsi
que Valette, de 10h à 3h pris
la garde au petit poste
A 4h passé changé de
tranchée toujours en
première ligne.
Le 25 Juillet en première
lignes, les boches sont à
35 metres, un petit poste
à 5 mètres.
Le 26 Juillet en première ligne
jusqu’à 6h du soir de la relève
et passé en arrière dans des
barraquements à Monhoven
Le 27 Juillet idem
Le 28 Juillet idem
Le 29 Juillet idem
Le 30 Juillet idem
Le 30 à 12 du soir relève
dans le même secteur un
petit peu plus à gauche
que la fois précédente.
Le 1 Aout idem
Le 2 Aout idem
Le 3 Aout idem
Le 4 Aout idem relève
le matin à 4h passé en
arrière en réserve à 300
metres de la ligne de feu.

Le paysage :

L’arrivée dans les zones de combats de la forêt d’argonne a du être très impressionnante pour les nouveaux soldats arrivés en renfort de l’arrière. La forêt d’argonne est très dense et verdoyante, mais à l’époque, tous ses sommets étaient  ravagés par les bombardements, les arbres sans branches coupés à mi-hauteur ,au milieu d’une terre retournée parsemée de cailloux grisatres. Tout le front devait être comme cela, une cicatrice continue au milieu d’une forêt très dense et colorée ou on voyait les tranchée et les barrages d’artillerie . Comme j’ai pu le lire dans beaucoup de témoignages, certains disaient en arrivant devant ces paysages :  ‘ici, on vit, là bas on meurt’.

Rapport de combat :

Les positions françaises se situent sur la crête de la « Fille Morte » et les allemandes en contrebas au nord. L’ennemi a entreprit des travaux de sape pour placer des mines sous les positions françaises, seul moyen pour lui de bouleverser ces positions afin de les envahir.  Autant dans le JMO du régiment que dans celui de la brigade, il n’est mentionné de combat le 24 Juillet en dehors de l’extrême droite du secteur. Le 3eme bataillon (Felici) est à l’extrême droite (à l’est) du dispositif. C’est la 9eme compagnie du Capitaine Roux qui subit la première attaque de mine.

Le combat relaté dans le carnet est donc très probablement celui là. La localisation sur la carte, les positions des bataillons à ce moment là,  l’absence de combat dans les autres secteurs et le fait qu’il cite ses camarades tués ou blessés montre qu’il participe bien à cette attaque.

Cette mine semble avoir explosé trop en avant des lignes française, dans le no-mans-land, car sur journal de la brigade le rapport indique que les positions allemandes ont aussi été touchées par l’explosion. L’ennemi essaye de s’emparer sans succès de l’entonnoir créé mais il a déjà été investi par la compagnie qui le défend avec succès et quelques pertes. Comme il n’y a pas de petit poste déjà établi dans ce secteur car il est en construction, celui qui est relaté dans le carnet où Gustave va prendre la garde est très certainement la lèvre nord de l’entonnoir qui doit être assez proche des lignes allemandes ( 30m entre les lignes d’après le plan) , entre 10 et 20 mètres.

Carnet page 8aLe 14 Juillet passé la
Journée dans le bois retourné le
soir de 9h arrivé a Braux -Ste -
Cohière à 1h du matin sous
la pluie.
Le 15 Juillet parti de Braux
à 4h du soir pour Vienne
la-Ville arrivé à 9h du soir.
Le 16 Juillet l’artillerie
bombarde le chemin de fer
de Vienne bombardement intense
ils bombardent nos cahutes à
11h jusqu’au soir que nous
sommes partis pour Les
Islettes ou nous sommes
arrivés à 12h de la nuit nous
occasionnant 20 tués et 100
blessés.
Le 17 Juillet passé la
journée ici.
Le 18 Juillet passé la jour-
née aux Islettes, le soir
parti pour les tranchées à
10 h arrivé a 2h du matin
au lieu dit les Meurissons
en deuxième ligne.
Le 19 Juillet passé la
journée en deuxième ligne
Le 20 Juillet passé la
journée en deuxieme ligne vers
deux heures du matin il
se priduisit une fusil-
lade avec bombes et pétards.
Le 21 Juillet passé la jour-
née en deuxième ligne.
Le 22 Juillet passé la jour-
née en deuxième ligne.
Le 23 Juillet passé le
soir à 7h en première
ligne.

Le Bombardement de Vienne-La-Ville :

Dans le JMO du 55e, il est noté que le 16 Juillet , l’artillerie allemande bombarde effectivement Vienne-la-Ville. Mais il n’est fait mention que de 3 tués et 10 blessés au niveau du régiment. Il se peut que les chiffres donnés dans le carnet concernent la totalité des pertes a Vienne-la-Ville toutes troupes confondues. Il est aussi noté que le trajet entre Moiremont et Les Islettes s’est fait en autobus, très certainement par la route entre Moiremont et St Florent-en-Argonne. L’arrivée aux tranchées le 19 Juillet se fait par Le Claon puis par le ravin des « Courtes Chausses ».

La Croupe de la Fille-Morte :

Les combats qui ont précédés l’arrivée du régiment dans ce secteur ont fait reculer les lignes françaises de 400 m . La ligne de front passant par la  « Fille Morte » à l’ouest de la cote 285 tenue par le 112e est à recréer dans sa totalité. Les soldats entreprennent donc le creusement des tranchées et la constructions de défenses provisoires pour sécuriser le secteur au plus vite. Le 3e Bataillon est affecté à droite du dispositif ( à droite du plan ci-dessous, juste à gauche de la route sur la carte ign, au niveau de la « Croix Pamart ). Le JMO relate aussi d’une fusillade violente dans la nuit du 20 au 21 juillet.


© GEOPORTAIL 2007


Le plan des tranchées du secteur fourni par le JMO ne permet pas de situer exactement l’emplacement des tranchées, on peut quand même s’imaginer la position tant les mines souterraines ont marqué les premières lignes françaises. Ces entonnoirs sont marqués sur les cartes Ign récentes ainsi que sur le plan d’époque.


JMO 55e Plans Fille-Morte
source :http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

Les 4 Juillet parti de
Vienne-le-Château pour
Vienne-la-Ville à 4h
cantonné dans des cahutes
jusqu’au 5 Juillet au soir
Le 5 Juillet parti de
Vienne-la-Ville. parti
à 8h du soir et arrivé
à Dommartin à 11h de
la nuit passant par
Courtémont. 10k
Le 6 Juillet parti de Dom
martin à 8h du soir pas
sé par Maffrécourt arrivé
à 11h de la nuit à Braux-
S-Collière avec un orage
de grêle comme de oeufs de
pigeons cantonné sous un
hangar tout demoli par
le bombardement.
Le 7 Juillet 10h du
matin passé la revue
du Commandant et
fait des félicitations à
l’Adjudant Guand agé
de 58 ans, blessé 3 fois
monté pour la 4eme fois.
Le 8 Juillet la matin rentré
à la clique fait répétitions
aux abords du village.
Le 9 Juillet idem
Le 10 Juillet idem reçu la
nommination de clairon
en pris F° au rapport du matin
Le 11 Juillet idem
Le 12 Juillet idem
Le 13 Juillet idem, le soir
dans la nuit parti de Braux
Ste Collières pour direction
inconnue à 11h sous une
pluie battante sommes
allés à 12 k vers le Nord
Est dans la direction du
bois de la Gruerie et passé
la journée Dans un bois
sur le sol tout détrempé
de la pluie à 3 k du
front.

Clairon :

Du 4 Juillet 1915 au 13 Juillet 1915, le régiment est mis au repos à Braux Ste Cohière . Les hommes sont à l’exercice ou aux divers travaux de nettoyage des armes, ou des cantonnements. Gustave SAGNES reçoit la nommination de « Clairon » dont la prise de fonction à lieu le 10 Juillet au rapport du matin. D’apres le JMO du 55e RI, le 14 Juillet la régiment reçoit l’ordre de se porter en réserve d’armée avec le 112e RI au « Bois de la charmeresse » pour supporter une offensive en forêt d’argonne et éventuellement se porter en première ligne .Le JMO de la 251eme Brigade ( qui comprends le 55e RI et le 112e RI) précise que le 55e et le 112e sont envoyés à la « Fontaine de la Charmeresse » au nord de la ferme « Araja » en vue d’une offensive dans le secteur de St Thomas. Cette fontaine est mentionnée sur les cartes IGN, et donc facilement positionnable sur la carte google. A 22h l’ordre est donné de regagner Braux Ste Cohière.


Carnet 4bParti le 2 Juillet 1915 de

Pont – St – Esprit embarqué

à La Croisière Descendu à

Avignon remonté par Lyon

Le 3 juillet parti de Lyon

passé par Dijon, Chatillon -

s – Seine et débarqué à 7h

Neuville station après St

Menehould passé Moiremont,

Vienne-la-Ville couché

Vienne-le-Chateau village

complètement détruit par

bombardements arrivé à

ce village à 11h de la nuit

couché sur le ciment avec

la chemise toute trempée

de sueur, nous avions

les 75 derrièrre le patelin

qui bombardaient toute

la nuit il tomba 3

obus ennemis pendant

cette nuit sans occas-

-ionner d’accident de

personne.

Le contexte :

La période du 20 juin au 4 juillet a été terrible pour le régiment. Affecté au secteur au dessus de Vienne-le-Château, il  a eu à subir des bombardements intenses et des attaques violentes auxquelles  il a répliqué par des contre-attaques pour reprendre le terrain perdu. Les positions françaises et allemandes s’étant mélangées dans les tranchées, le régiment s’est ensuite battu, pied-à-pied, dans les dédales de boyaux tenus tour à tour  par les deux camps. Les pertes étant éleves , plus de 1350 hommes tués ou blessés, le régiment est réorganisé le 3 juillet 1916, aux abords de Vienne-le-Château comme en témoigne cet extrait du journal de marche du régiment : « 3 juillet, Aucun mouvement. On travaille; on s’organise. De nombreuses fusillades éclatent la nuit comme les nuits précédentes, elles traduisent la nervosité des adversaires; le canon tonne, on dirait un grand combat. Cela dure 15 à 30 minutes et le calme se rétablit. Le régiment reçoit un renfort de 1 adjudant et de 281 hommes à Vienne-le-Château … », renfort dont fait partie Gustave SAGNES. Il est affecté au 3eme bataillon commandé par le Chef de Bataillon Félici.

Note : Le 3eme Bataillon, n’est nullepart mentionné dans le carnet, cependant, au sein du régiment, les trois bataillons n’étaient pas cantonnés aux mêmes endroits et le carnet ne mentionne que les lieux ou était affecté le 3eme battaillon.

La carte :


Afficher Vienne-le-Chateau sur une carte plus grande

Documents :

Tranchées Vienne-le-Château
source :http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

Le carnet

admin on 12 novembre 2009 in Non classé No Comments »

Image0001Parmi les effets personnels renvoyés à la famille (lettres, montre … ) se trouvait un petit carnet, quart de cahier portant la mention « Docks Méridionaux d’Alimentation ». Ce carnet contient le parcours de Gustave SAGNES dans la grande Guerre, de sa mobilisation à sa disparition. Mon arrière grand père y a consigné au crayon gris, parfois de couleur, tous ses lieux de passage précis avec les dates du 2 juillet 1915 au 3 juin 1916. Il contient nombre de noms de compagnons rencontrés sur le front avec les localisations et les affectations dont certains sont malheureusement barrés au fil des disparitions. A l’image de beaucoup de ces autres carnets de la grande guerre, il ne contient pas de commentaires particulier sur les événements vécus pendant cette période mais , jour aprés jour, les détails du pacours réalisé pendant presque un an dans les tranchées.

J’ai également retrouvé sur internet le journal de marche de son régiment, le 55e, sur le site du Secrétariat Général de l’Administartion. Ce document comprend de nombreuses informations sur les déplacements effectués et les opérations engagées sur le front qui se recoupent exactement avec les informations contenues dans le carnet. Toutefois, il semble que parfois mon arrière grand père a perdu le fil des jours ( à un jour près ) mais les informations du journal de marche m’ont permis de recaler la pluspart des évènements dans le temps. Ce document comporte aussi des cartes ou plus exactement des plans de tranchées que j’ai pu re-situer sur des cartes ign ou, sur le site internet, sur google maps.

Préface

admin on 9 novembre 2009 in Non classé No Comments »

© ?La côte 304 est une petite colline au nord-ouest de Verdun. La nature a recouvert ses flanc d’une forêt dense et silencieuse . Lorsqu’on la regarde de loin elle ressemble à tous ces mouvements de terrain qui parsèment la région.  Elle serait un fort agréable lieu de promenade, mais lorsque l’on s’approche, les sous-bois révèlent une terrible histoire . On y distingue facilement des cratères d’obus, des tranchées et des barbelés rouillés. On ne peut sortir des chemins balisés, au risque de tomber sur une munition non explosée, vestige des combats terribles qui s’y sont déroulés à partir de 1916. Sa position à l’ouest et son altitude lui confère une position idéale pour observer le champ de bataille de Verdun, la vallée d’Esne au Sud, les village de Malancourt et Hautcourt au nord, elle est surtout une position de tir stratégique pour contrôler les combats se déroulant au « Mort Homme » à l’est. C’est sans doute pour cette raison que le commandement allemand va s’acharner à y envoyer des troupes pour capturer son sommet, l’écraser sous des barrages d’artillerie incessants, et que les Français vont y résister au prix de 10 000 morts en 300 jours de combats. Parmis ces soldats français se trouvait mon arrière grand père, Gustave Sagnes, du 55 ème régiment d’infanterie, blèssé mortellement sur cette colline le 3 juin 1916.