Marche forcée vers Craônne

Le 22 Août Dimanche idem
Le 23 lundi passé journée à
Haramont (aisne)
Le 24 Août idem
Le 25 Août idem
Le 26 Août idem le matin
allé au tir à 700m au dela
de Villers-Cotterets arrivés
mangé la soupe à 12h
Le 27 Aout 1915
Le 28 Aout 1915 parti à
1h du matin de Haramont
passé par Villers-Cotterets,
Fleury,Corcy, St Rémy
Blanzy, Grand-Rozoy,
arrivé à Cramaille (aisne)
à 2h du Tantôt après
avoir bouffé 30 Kilom
Cantonné la journée du
29 Août.
Le 30 Août reparti à 4h
du matin passé par
Mareuil-en-Dôle,Chery-
Chartreuve, Fismes, arrivé à
Courlandon à 4h du tantôt
après avoir bouffé 25 Kilom.
Le 31 septembre Août parti
de Courlandon à 7h du
soir passé par Romain
arrivé à Concevreux à
11h du soir apres avoir
fait 12 Kilom.

un « Taube »
Le 22 août un « Taube », un avion d’observation/bombardement biplace allemand survole la ville, et lâche 2 bombes près de la gare blessant le Sergent vaguemestre Rieubon du 55eme.

Notes du JMO :

D’apres le JMO de la 251e Brigade, tous les régiments sont mis à l’entrainement dans leurs cantonnements respectifs. Il semble que l’état major ai pris conscience que la mobilité des unités sur le terrain était devenue moins importante que sa capacité à résister sur ses positions. Les hommes sont donc entrainés d’une part à marcher avec tout leur équipement pour les préparer à rejoindre des positions où il devront rester plus longtemps et réaliser des travaux de constructions défensives exténuants, d’autre part ils sont entrainés au tir à courte portée ( 200 m ) ce qui correspond à la profondeur de champ maximum entre les positions fortifiées françaises et allemandes. Chaque commandant de régiment reçoit l’ordre de trouver ces champ de tir pour l’exercice à proximité des cantonnements. La guerre de mouvement est bien finie.

Le régiment parcours donc plus de 70 km en trois jours de marche ( forcée ) avec tout l’équipement.

Craônne

Le secteur où est envoyé le régiment est situé au sud-est de Craônne, un endroit plustôt « calme » car les tranchées allemandes et françaises sont très éloignées ( 500m à 1 Km ). Mais ce secteur de Craônne deviendra par la suite tristement célèbre, les troupes française seront envoyées juste au nord de Craônne pour prendre un chemin au sommet d’une pente abrupte truffée de défenseurs allemands, le « Chemin des dames » .

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