Archive for décembre 3rd, 2009


Image0009aLe 24 Juillet passé la
journée en première ligne
vers 8h du matin il se pro
duisit un combat acharné
de pétards, bombes et
grenades, suivi de bom
bardement ou fut tué
ensevelis 3 soldats, Romain
Séguy et Chennes, mon
caporal fut blèssé, ainsi
que Valette, de 10h à 3h pris
la garde au petit poste
A 4h passé changé de
tranchée toujours en
première ligne.
Le 25 Juillet en première
lignes, les boches sont à
35 metres, un petit poste
à 5 mètres.
Le 26 Juillet en première ligne
jusqu’à 6h du soir de la relève
et passé en arrière dans des
barraquements à Monhoven
Le 27 Juillet idem
Le 28 Juillet idem
Le 29 Juillet idem
Le 30 Juillet idem
Le 30 à 12 du soir relève
dans le même secteur un
petit peu plus à gauche
que la fois précédente.
Le 1 Aout idem
Le 2 Aout idem
Le 3 Aout idem
Le 4 Aout idem relève
le matin à 4h passé en
arrière en réserve à 300
metres de la ligne de feu.

Le paysage :

L’arrivée dans les zones de combats de la forêt d’argonne a du être très impressionnante pour les nouveaux soldats arrivés en renfort de l’arrière. La forêt d’argonne est très dense et verdoyante, mais à l’époque, tous ses sommets étaient  ravagés par les bombardements, les arbres sans branches coupés à mi-hauteur ,au milieu d’une terre retournée parsemée de cailloux grisatres. Tout le front devait être comme cela, une cicatrice continue au milieu d’une forêt très dense et colorée ou on voyait les tranchée et les barrages d’artillerie . Comme j’ai pu le lire dans beaucoup de témoignages, certains disaient en arrivant devant ces paysages :  ‘ici, on vit, là bas on meurt’.

Rapport de combat :

Les positions françaises se situent sur la crête de la « Fille Morte » et les allemandes en contrebas au nord. L’ennemi a entreprit des travaux de sape pour placer des mines sous les positions françaises, seul moyen pour lui de bouleverser ces positions afin de les envahir.  Autant dans le JMO du régiment que dans celui de la brigade, il n’est mentionné de combat le 24 Juillet en dehors de l’extrême droite du secteur. Le 3eme bataillon (Felici) est à l’extrême droite (à l’est) du dispositif. C’est la 9eme compagnie du Capitaine Roux qui subit la première attaque de mine.

Le combat relaté dans le carnet est donc très probablement celui là. La localisation sur la carte, les positions des bataillons à ce moment là,  l’absence de combat dans les autres secteurs et le fait qu’il cite ses camarades tués ou blessés montre qu’il participe bien à cette attaque.

Cette mine semble avoir explosé trop en avant des lignes française, dans le no-mans-land, car sur journal de la brigade le rapport indique que les positions allemandes ont aussi été touchées par l’explosion. L’ennemi essaye de s’emparer sans succès de l’entonnoir créé mais il a déjà été investi par la compagnie qui le défend avec succès et quelques pertes. Comme il n’y a pas de petit poste déjà établi dans ce secteur car il est en construction, celui qui est relaté dans le carnet où Gustave va prendre la garde est très certainement la lèvre nord de l’entonnoir qui doit être assez proche des lignes allemandes ( 30m entre les lignes d’après le plan) , entre 10 et 20 mètres.